Rapport

Étude - Coûts du système automobile

Étude des coûts du système de transport par automobile au Québec 

Notre étude rassemble les données permettant de donner une vue d’ensemble de la totalité des coûts du système de transport par automobile au Québec et de leur évolution dans le temps sur une période de deux décennies. L’étude permet de conclure que les coûts du système de transport par automobile ont augmenté depuis vingt ans à un rythme qui surpasse celui de la croissance de la population, et que rien n’indique que cette tendance lourde sera inversée dans un avenir prévisible.

L'ÉTUDE EN CHIFFRE 

Le transport automobile coûte 43 milliards de dollars par an aux Québécois.

  • Au moins 7,6 G $ par an, soit plus de 900 $ par habitant, doivent aussi être dépensés pour couvrir les dépenses liées aux externalités : santé publique, sécurité routière, urgences environnementales et justice.
  • Avec l’augmentation du kilométrage parcouru par habitant, les externalités ont augmenté plus rapidement que la croissance démographique. Et ce chiffre est fort probablement sous-estimé.
  • Peu importe que vous soyez piéton, cycliste ou automobiliste, chaque famille de quatre personnes au Québec assume 6900 $ par année en dépenses publiques pour le transport automobile dans la province.

Vous êtes automobiliste ?

  • Ce montant s’élève à plus de 20 000 $ par famille. Le transport constitue la deuxième dépense la plus importante après le logement mais devant l’alimentation. Et ce montant est en hausse constante.

POURQUOI?

  • Gratuité, fluidité, rapidité: Ces trois principes, sur lesquels se base le système de transport par automobile au Québec, engendrent une croissance sans fin du parc automobile et de la demande routière.

Pour y remédier, on investit toujours plus

  • 68,9%, c’est l’augmentation des dépenses des trois paliers de gouvernements liées au transport automobile au cours des 20 dernières années.

Et cela continue de monter

  • 1/3: Un tiers, c’est la part du coût des routes payée par l’automobiliste, une part moins grande qu’en 1995 et 2005. Un autre tiers est assumé par les transporteurs de marchandises. Le reste est assumé collectivement.

#ToujoursPlusCher

Ce système n’est pas viable à long terme.

  • Le parc automobile croît actuellement plus rapidement que la population du Québec. Le secteur des transports accapare une part de plus en plus grande des dépenses publiques et des celles des ménages et, dans l’état actuel des choses, la situation ne peut que s’aggraver.

ARRÊTONS LA FUITE

En freinant la croissance du parc automobile.

  • En 2015, il y avait 1 301 104 véhicules de plus qu’en 1995. Pour la même période, la population a augmenté d'un million de personne.
  • Cette croissance est intenable pour l'environnement, l'économie, la santé des citoyens et le budget des familles.

En allant davantage vers un principe d’utilisateur-payeur et d’écofiscalité.

  • La gratuité des routes entraîne une surutilisation du réseau routier, la saturation de celui-ci et un gaspillage de ressources. Les utilisateurs doivent en défrayer le juste coût.
  • Parallèlement, il est essentiel d'investir dans des alternatives viables et efficaces.

En offrant des alternatives aux citoyens

  • Il faut trouver des moyens pour permettre aux gens de se déplacer plus rapidement pour moins cher.
  • Les citoyens se déplaceront autrement si les services sont réellement accessibles et adaptés à leurs déplacements : autobus, trains, métro, tramway, covoiturage, taxi, pistes cyclables, etc.
  • Afin de remédier aux problèmes posés par la croissance effrénée au réseau routier, du parc automobile et des coûts qui sont associés à l’utilisation de la voiture, nous devons mobiliser les élus afin qu’ils adoptent une politique de mobilité durable qui réduit à la fois la congestion routière, la pollution de l’air, les coûts associés à l’utilisation d’un véhicule pour les familles ainsi que le déficit commercial du Québec.

En clair, il faut trouver des solutions permettant aux gens de se déplacer plus rapidement pour moins cher.

  • Les effets bénéfiques d’une politique de mobilité durable incluent plus de temps en famille et la réduction de la facture transport pour les ménages – une mesure plus efficace qu’une baisse d’impôt.
  • Une telle politique permettrait de garder le « dollar-transport » au Québec. Surtout, elle contribuerait à améliorer la santé des Québécoises et des Québécois et participerait de façon efficace à la lutte aux changements climatiques

 

Amorçons le virage